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Rose Blanche : ferme florale, parfum de bonheur

Cultiver des fleurs pour en vivre, c’est « joindre l’agréable à l’agréable », estime Andrée-Anne Larochelle, de l’entreprise Rose Blanche.

Après 10 ans de travail à Montréal en cinéma, muséologie, joaillerie et haute couture, Andrée-Anne Larochelle a décidé de se sortir des quatre murs et du carcan du 8 à 5 pour planter sa ferme florale en banlieue de Cowansville. « À la suite du cancer qui a emporté ma mère, j’ai constaté que je n’étais pas heureuse, trop stressée, pas assez libre », expose l’autodidacte qui cueillait, étant petite, de jolis bouquets avec sa maman. Il y a cinq ans, un ami lui a suggéré de se lancer dans les affaires floristiques.

Le rêve a fleuri, avec beaucoup d’essais-erreurs sur une parcelle gentiment prêtée pendant deux ans par l’Hydromellerie Les Saules, de Shefford. Andrée-Anne a finalement déposé son baluchon dans Brome-Missisquoi. Aujourd’hui, elle travaille comme trois personnes et tire un demi-salaire de son entreprise. Heureusement, son Gîte Andrée-Anne, alias Manoir Greenwood, une coquette maison ancestrale de 1860, comble les revenus.

Botaniquement parlant, les plantes fleurissent pour se reproduire, mais Andrée-Anne les aide à exprimer la pleine beauté de leurs fleurs, qu’elle offre ensuite en bouquets colorés presque carboneutres face aux fleurs importées, en fleurs comestibles ou en produits transformés et parfumés – sirops, gelées et chutney. Les mixologues amateurs ou professionnels découvrent aussi ses sirops parfumés pour donner de nouveaux accents du terroir à leurs cocktails.

Si les fleurs coupées sont un peu la plate-bande ou l’apanage de collègues comme Chloé de Floramama (Andrée-Anne se positionne quand même dans quelques points de vente), la jardinière développe à grand renfort de conseils les fleurs comestibles, hyper-périssables, mais incroyables pour manger d’abord des yeux son repas. Chaque fleur exprime ses arômes : acidulé pour le bégonia, épicé pour la calendule, sucrée pour le glaïeul, muscadée pour l’œillet. Pour les tagètes, attention, c’est l’explosion : fruit de la passion avec des notes balsamique, d’agrumes et de résine de pin, saveurs de gingembre et de curry quand on la cuit! Le phlox, lui, se démarque par sa texture croquante. Quant aux fleurs de courgettes, elles sont si béantes qu’on peut les frire… ou les farcir!

La culture de toutes ces belles s’effectue à l’extérieur sur planches permanentes ou en serre non chauffée, en bac de bois, pour allonger la saison et étirer les possibilités. Les abeilles ne s’en plaignent pas! De l’eau et du soleil, c’est à peu près tout ce que reçoivent les végétaux. Lilas délicats, capucines coquines, pensées élancées, pivoines du patrimoine, bourraches avec panache, lavandes toujours très en demande : la liste est longue! Les dahlias et autres plantes à bulbe ont donné du fil à retordre à la botaniste amatrice, qui a depuis appris à bien conserver les précieux bulbes.

Et les préférées d’Andrée-Anne? Il y a bien le rosier rugueux, plante indigène, rustique et frugale, mais l’horticultrice évoque aussi la rose trémière (primerose), une bisannuelle qui n’est pas du tout un rosier, dont la floraison se laisse désirer à sa première année et qui fait éclater une flamboyance d’inflorescences à sa seconde année, joyeuse et épanouie.

À l’image de la vie qu’a choisie Andrée-Anne!

1 commentaires

  • Pauline , 23 juin 2021 à 08:26 Bravo! les mots sont aussi beaux que les fleurs... les photos.. à déguster..et quel arôme !!! Bon succès!

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