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Blogue | Histoire et patrimoine

Le Fokker D.VII: un avion de chasse prestigieux au musée de Lac-Brome

Saviez-vous que le musée d’histoire du comté de Brome possède un avion de guerre allemand de la Première Guerre Mondiale? Inventé par l’ingénieur hollandais Anthony Fokker en 1917 et construit par le constructeur allemand Albatros Flugzeugwerke, l’avion Fokker D.VII est un artéfact rare dans Brome-Misssiquoi. On retrouve en effet au musée de Brome l’un des cinq avions Fokker DV.II de la Première Guerre mondiale encore existants dans son état originel.

L’avion du musée de Brome est le seul exemplaire au monde disposant en bonne partie de son entoilage d’origine composé de ses cinq types de couleurs de camouflage utilisé par l’aviation allemande de 1917 à 1918. Les autres exemplaires qui existent encore se trouvent à l’Air & Space Museum de Washington aux États-Unis, au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget près de Paris en France, au Deutsche Museum à Munich en Allemagne et enfin au Royal Air Force Museum situé à Hendon au Royaume-Uni.

Quand le Fokker D.VII est apparu sur le front occidental en 1917, les pilotes alliés le sous-estimaient en raison de son manque d’aérodynamisme et de sa grandeur, en comparaison du chasseur allemand Albatros, avion du Baron Rouge Von Richthofen. Malgré tout, le Fokker D.VII était équipé d’un moteur BMW accroché à son hélice, lui permettant de vriller en plongeant à la limite de décrochage ou de réussir à tirer en pleine vitesse dans les ventres non blindés des biplaces de reconnaissance alliés.

Cette capacité de manœuvre aérienne unique va semer la terreur parmi les aviateurs alliés, français et britanniques. Dès janvier 1918, le Fokker D.VII est pour beaucoup le meilleur chasseur de la première guerre mondiale. Preuve de sa redoutable efficacité militaire, le Fokker D.VII est le seul avion à être mentionné dans le Traité d’armistice du 11 novembre 1918, qui imposait que tous les appareils Fokker D.VII devaient être confisqué par les pays vainqueurs.

Deux ans après l’armistice du 11 novembre 1918, le sénateur de Brome George G. Foster, qui est un ancien élève de l’École Knowlton Academy, réussit à obtenir de l’armée canadienne un avion Fokker D.VII comme trophée régional de la Première Guerre mondiale. Avec un ancien camarade d’école, devenu président de la Martin-Senour Company à Chicago, Zelotes E. Martin, le sénateur Foster décide de faire construire un musée de la guerre à Lac-Brome. Cet édifice est inauguré le 16 août 1921 par le premier ministre du Canada lors de la Première Guerre mondiale, Robert Borden. Sans le prévoir, le musée est le propriétaire d’un avion prestigieux, actuellement le seul survivant des vingt-deux appareils de ce type qui ont été attribués au Canada après la Première Guerre Mondiale.

Sur son site Internet, le spécialiste des musées militaires canadiens, Bill Maloney explique qu’en 1923 un employé du Brome County Museum a entaillé la toile de l’avion, en balayant le sol. La toile déchirée se dégradant de plus en plus, c’est en 1963 que le Fokker est envoyé à la base militaire de Trenton en Ontario, pour faire la réparation des éléments endommagés.

Pour garder l’authenticité de l’entoilage, des spécialistes ont utilisés des morceaux de toiles refaits à l’aide de quatre tons de couleurs fournis par la Smithsonian Institution du National Air And Space Museum de Washington DC. Cette réparation est connue sous le nom de « Knowlton Pattern ». Après un bref séjour au musée de la guerre à Ottawa, le Fokker rejoint son « domicile » de l’annexe Martin en 1963, où il est exposé au public encore aujourd’hui.

Bonne visite!

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