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Les Jardins de la Colline ou la recette secrète du bonheur

En montant la côte à droite, boulevard Pierre-Laporte à Brigham, ce petit kiosque charme par son environnement fleuri et verdoyant, mais c’est son enseigne qui convainc à tous coups d’y faire un arrêt : « Ici, nous ne vendons que du bonheur ».

Les chenapans, les gredins : impossible de résister quand on entre dans l’enceinte du kiosque des Jardins de la Colline. Invariablement, ils nous ont par l’odeur! Les portes de la cuisine grandes ouvertes ventilent leur lot d’arômes et une fois sur deux, les visiteurs s’exclament en entrant « ça sent bon »! Votre rédacteur l’a constaté lui-même, mais Sylvie Tremblay, la propriétaire des lieux, le claironne : on mange avec les sens, aussi bien les émerveiller. Cette Farnhamienne d’origine ne voudrait pas qu’il en soit autrement. « Je ne veux pas d’un commerce banal. J’ai toujours voulu créer ici un lieu chaleureux qui sent bon les valeurs de partage, le contact humain et l’ambiance familiale », mentionne Sylvie, elle-même issue d’un clan de neuf enfants.

Le partage? Voilà déjà cette cuisinière chevronnée qui ouvre un pot de confit de tomates pour faire goûter le rédacteur, que la femme de 62 ans a assis sur un tabouret entre four et réfrigérateur. Les marmitons s’activent. Ici, ce sont des tartes aux fraises. Là, des lasagnes sauce maison. Le téléphone sonne, une xième commande. Ail, ail ail! Ail? Oui, car ce kiosque est une vitrine sur le meilleur du maraichage et de l’élevage dans Brome-Missisquoi. Pas étonnant que des hordes de vedettes et même un ancien premier ministre canadien s’arrêtent faire provision entre leur appartement du centre-ville montréalais et leur maison de campagne des Cantons-de-l’Est! Depuis 2001, plus de 60 heures par semaine et à longueur d’année, Sylvie et son équipe sont au rendez-vous dans cette halte gourmande.

L’achalandage continuel et le roulement des produits sont des promesses d’assurance-fraicheur. Au rez-de-chaussée, on trouve justement les produits frais, fruits et légumes élégamment disposés sur des étals qui donnent une impression d’abondance à côté de comptoirs réfrigérés débordant de plats cuisinés, quiches, pâtés, desserts, tartes et gâteaux aux fruits badigeonnés un an durant avec du Cognac! À l’étage, autre caverne d’Ali Baba : voilà les aliments non périssables tels marinades, confitures, sauces, cornichons, vinaigres aromatisés et autres ketchups qui jouxtent de grands frigos dans lesquels on pige des découpes diverses de viande d’éleveurs locaux. « Ma relish au chou, poivron et oignon plait même à mon fils Jacob, 15 ans », s’enthousiasme la mère de quatre enfants.

Mais les effluves font divaguer le rédacteur : revenons à ce confit de tomates. « Goûte à ça, m’ordonne la cuisinomane. On a blanchi les tomates italiennes avant de les mettre à la chaleur douce au four sur des tôles avec de l’huile d’olive et des herbes pour une déshydratation partielle. C’est la troisième cuisson, en chaudron, avec un soupçon de vinaigre balsamique, qui fait compoter les tomates et qui révèle tous les parfums et…»

Sylvie Tremblay s’interrompt : il faut bien garder un peu secrète la recette du bonheur!

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