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Apiculture et happy-culture à Bolton-Ouest

Si tu as battu Brome-Missisquoi en auto ou à vélo, avoue, tu n’as jamais mis les pieds à Bolton-Ouest, ce secret (trop) bien gardé. Et au diable les jeux de mots faciles : tu auras la piqure pour Apiculture WB Gold et pour ce non-village qu’est West Bolton!

On y arrive généralement par l’autoroute 10, sinon par Lac-Brome. Des rangs bucoliques, des coteaux, des vallons et des belles maisons. Il fait bon se perdre dans les chemins de cette municipalité qui ne compte pas d’agglomération, mais néanmoins une vie vibrante depuis 2016 grâce au Collectif de Bolton-Ouest, un regroupement à but non lucratif de 40 propriétaires agricoles et forestiers qui développent de manière durable et rentable leur territoire.

Deux de ceux-là : le couple formé par Nancy Lanteigne et Syed Mohamed. Comme pas mal de résidents, ces natifs de Montréal ont été attirés il y a cinq ans par la verdure et l’air pur, notamment pour y élever leur petite Leilah. D’un « élevage » à l’autre, pourquoi pas les abeilles? Et les vaches Highland écossaise à long poil? « Je voulais des bisons, mais ce furent des vaches, celles de l’ancien propriétaire de la ferme! », rigole Nancy. Avec l’aide de Lise Boucher et John Badger, éleveurs émérites de Highland du même bled, ils ont appris les rudiments des ruminants.

« Nous utilisons les vaches pour régénérer les sols rocailleux de nos 200 hectares, ce qui permet ensuite de produire plus de foin, vendu à d’autres producteurs », éclaire Nancy. En effet, les bovins n’ont pas leur pareil pour brouter des parcelles pendant deux ou trois jours avant d’être transférés dans de nouveaux pâturages, laissant derrière des bouses salvatrices, riches en matières fertilisantes, bourrées de microorganismes pour dynamiser la vie des sols. Le troupeau, actuellement de 17 têtes, devrait passer à 25.

Au pourtour des champs, on distingue des centaines d’arbres et d’arbustes plantés en 2020 et 2021, dont la floraison augure de mai à septembre. Un garde-manger étudié, parfait pour les abeilles, nourries de fleurs d’aubépines, d’amélanchiers ou de tilleuls, des espèces indigènes au Québec. Multiplier les fleurs n’est pas fortuit : avec leur regard neuf d’urbains, Syed et Nancy ne voulaient pas nuire aux pollinisateurs naturels, leur enlever leur nourriture. Car avec deux ruches au départ, ça allait, mais le couple en a aujourd’hui 40 sur cinq sites. La ferme est en pré-certification biologique, chose assez aisée puisque le maïs ou le soya transgénique, peu mellifères, et leurs cocktails de pesticides ne sont pas cultivés dans les pâturages naturels de Bolton-Ouest.

Particularité, pour mieux assurer la survie hivernale des colonies, le couple décide de laisser la moitié du butin aux butineuses. Le miel que les abeilles fabriquent est, après tout, leur aliment pour passer l’hiver. Pas question donc de leur donner des solutions de sucre ou des suppléments alimentaires quelconques. Pour compenser la baisse de revenus, on récolte le pollen excédentaire (riche en protéine), la propolis (une résine végétale) et la cire (quand on extrait le miel des alvéoles), des produits qu’on valorise dans des produits transformés comme le kombucha et les baklavas fabriqués avec le miel, de superaliments pour des cyclistes sur les chemins de Bolton-Ouest…

Là, l’as-tu la piqure?

 

Où trouver les produits?

À la ferme, 21 chemin Stukely, Bolton-Ouest : tous les samedis, 10h30-15h
Metro de Bromont
Home Hardware de Knowlton
Panissimo de Knowlton

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