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Photo : Patrice Didier
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Ferme du Haut-Vallon : une histoire de famille
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Par Geneviève Vézina-Montplaisir 10 septembre 2019

J’ai droit à tout un accueil à mon arrivée à la Ferme du Haut-Vallon, située à Frelighsburg, au pied du Mont Pinacle. Le chien de la ferme est là pour me saluer dès ma sortie de la voiture et alors que je me dirige pour aller cogner à la porte de la maison, il y a deux chats très affectueux qui viennent ronronner à mes pieds. Les moutons, eux, continuent à brouter de l’herbe sur l’un des 125 acres du domaine.

Denise Bélanger vient m’ouvrir et m’offre de m’assoir à l’extérieur, sur la table à pique-nique qui trône dans le magnifique jardin de style anglais derrière la maison. J’y ai une vue splendide sur les beaux bâtiments de ferme datant de 1837, rénovés depuis, mais ayant gardé leur charme d’antan. Nous sommes rejointes par Jasmine, sa fille.

C’est que la Ferme du Haut-Vallon est maintenant un beau projet familial. Denise Bélanger et Pierre Jobin ont démarré la ferme en 2005. Depuis 2013, leur fille Jasmine s’est jointe à l’équipe. Entre deux voyages, leur fils Nicholas vient donner un coup de main.

« Mon conjoint est né et a été élevé sur un verger voisin. Moi, je suis professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe. Avant notre retraite, on voulait changer de mode de vie et l’enseigner aux enfants », raconte Denise pour expliquer pourquoi elle et son conjoint ont décidé de quitter Mont-Saint-Hilaire, il y a 13 ans, pour acheter une ferme à Frelighsburg.

La famille Bélanger produit maintenant des pommes, des framboises et de l’ail certifiés biologiques, du jus et du pétillant de pomme, de l’agneau élevé au pâturage, et du sirop d’érable.

 

L’appel de la ferme

Au départ, Jasmine ne pensait pas faire de la ferme de ses parents son projet de vie à elle aussi, mais le destin en a décidé autrement.

« J’avais 15 ans quand mes parents ont acheté la ferme. J’ai fait mon bac en sciences politiques à Montréal, mais chaque fin de semaine, je revenais à la ferme. Pendant ma maitrise – qui portait sur la gestion de l’offre – , j’étais en Ontario. Je ne pouvais donc pas revenir chaque week-end, souligne-t-elle. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je m’ennuyais de la ferme plus que je ne le pensais. Après ma maitrise, je me suis dit que j’allais faire les quatre saisons à la ferme pour voir comment j’allais trouver ça. Finalement, je ne me suis plus posé de questions et je suis là depuis !»

Jasmine habite dans l’appartement en haut de la maison de ses parents, qui est bigénérationnelle. Si Denise et Pierre sont toujours bien présents sur le ferme et n’en sont pas encore à la retraite, la jeune femme a de plus en plus de responsabilités. Pour le plus grand plaisir des deux partis.

« On fait un transfert progressif des responsabilités pour que d’ici quatre à cinq ans, ce soit moi qui prenne les décisions par rapport à la ferme. C’est moi qui fais la comptabilité et qui s’occupe de la mise en marché collective, décrit la dynamique agricultrice. C’est moi qui suis la déléguée de la ferme dans toutes les réunions. Je suis également la directrice des producteurs des Bio Locaux. »

Les Bio Locaux sont un regroupement de fermes certifiées biologiques qui offrent leurs produits sous forme d’abonnement été comme hiver, en plus de tenir des kiosques dans différents marchés pendant la belle saison. Les produits de la Ferme du Haut-Vallon sont également disponibles dans certains points de vente de la région de Brome-Missisquoi, et bien sûr, dans leur kiosque libre-service à la ferme. Pour les agneaux, par contre, il faut contacter directement la ferme pour réserver, car ils trouvent rapidement preneurs.

Et finalement, si la Ferme Haut Vallon est une vraie histoire de famille, c’est aussi parce que c’est toute la grande famille Bélanger-Jobin, les amis, mais également plusieurs gens de la communauté qui participent à sa réussite, en venant donner un coup de main à différents moments stratégiques de l’année.

«Par exemple, pendant le temps des sucres, on fait 1 000 entailles de façon traditionnelle, au chalumeau et à la chaudière. L’eau d’érable est chauffée au bois. On a besoin d’aide. Mais on a bien du plaisir en faisant ça. On se fait des gros soupers en soirée. Ça fait partie de notre modèle d’affaires d’avoir cette aide, car et si on avait à engager 10 personnes à chaque temps rush, ça ne fonctionnerait pas, confie Denise. C’est comme ça que se passait dans le temps, l’entraide en membres de la famille, entre amis et entre voisins !»

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Geneviève Vézina-Montplaisir

https://cariboumag.com

Journaliste depuis plus d’une décennie, Geneviève Vézina-Montplaisir a orienté sa pratique vers la gastronomie. Témoin de l’effervescence de la scène culinaire québécoise des dernières années, Geneviève a eu envie de traiter de ses enjeux dans un média différent, en cofondant le magazine Caribou en 2014.

Une réponse à “Ferme du Haut-Vallon : une histoire de famille”

  1. Loulou Belanger dit :

    Oh c’est tentant d’y aller. Je connais Pierre Jobin depuis longtemps. C’est un grand homme, un pionnier de l’agricu Bio.

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