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Photos : Patrice Didier
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Gabriel Choinière : Les cochons bien élevés de la Ferme 1194
Plaisirs gourmands

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Par Geneviève Vézina-Montplaisir 30 juillet 2018

Après avoir rêvé de parcourir le monde comme diplomate, Gabriel Choinière a choisi une toute autre aventure; celle d’élever des cochons de façon éthique, sur la terre familiale, à Dunham.

« Pendant mes études en relations internationales, j’ai fait un échange en Finlande et ce recul-là m’a fait réaliser comment j’aimais le mode de vie relié à la ferme et à la région, explique l’entrepreneur de 26 ans. À mon retour, j’ai donc décidé de m’inscrire à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe et de développer ma propre entreprise au sein de la ferme familiale. »

Photo: Patrice Didier

Les parents de Gabriel exploitent un verger commercial, mais lui, a plutôt décidé de continuer un projet qui lui tenait à cœur jeune adolescent : l’élevage de cochons.

« En plus du verger, on a toujours eu des chevaux, des poules, et quelques cochons, raconte Gabriel. Chaque été de mes 10 à 15 ans, j’élevais une centaine de poulets et quatre ou cinq cochons que je «finissais aux pommes» du verger et que je vendais dans les environs. Il y a trois ans, quand j’ai pris la décision de revenir sur la ferme, je me suis dit que c’est ce projet-là que j’allais faire grandir. La production que je fais est saisonnière, ce qui me donne du temps pour me reposer l’hiver. C’était important pour moi de ne pas être esclave de ma production. »


Photo: Patrice Didier

Un autre aspect important pour le jeune éleveur, le bien-être animal : au cœur de sa démarche. Les 90 cochons de race croisée Yorkshire et Duroc de Gabriel grandissent à l’extérieur, dans un immense parc de cinq acres – une ancienne partie du verger familial – et se nourrissent de grains, mais aussi d’herbe, de racines et d’insectes qu’ils trouvent en fouinant et en creusant dans leur immense terrain de jeu. Ils arrivent à la ferme au mois de juin, à sept ou huit semaines, d’un producteur de Notre-Dame-de-Stanbridge. Quelques semaines avant de partir à l’abattoir au début septembre, ils sont également nourris de pommes; 800 livres de pommes sont dévorées par jour!


Photo: Patrice Didier

« Ils adorent ça, affirme Gabriel. Cet ajout dans leur alimentation, ne fait pas que la  viande goûte les pommes, mais ça change tout de même son goût, tout comme la diversité de ce qu’il mange et l’exercice que leur prodigue leur grand espace de vie.

Ils développent entre-autres des muscles dans le cou qu’ils n’ont pas en porcherie. »

Si Gabriel vend des carcasses complètes à des restaurants de renom tels que le Foxy, le Joe Beef et le Hoggan & Beaufort, à Montréal, son plus grand marché sont les particuliers de la région qui peuvent acheter des cochons entiers ou des demi-cochons dont les différentes parties ont été découpés, arrangées, congelées et mises sous-vide par des bouchers du coin.

« C’est important pour moi d’honorer un animal au complet », tient-il à souligner.

 

Des cochons aux champignons


Photo: Patrice Didier

Dans l’avenir Gabriel, ne pense pas augmenter l’échelle de sa production de cochons. Il pense peut-être à de l’éventuelle transformation, mais pour le moment, il se concentre sur La Pinède, un projet de culture de shiitakes sur billots de bois – «la vieille méthode» – qu’il a mis sur pied avec ses deux amis, Jérôme Boucher et Martin Gendron, également de la région.


Photo: Patrice Didier

À l’ombre de la plantation de pins blancs de la terre familiale et sous de grande bâches qui gardent l’humidité, ce sont des centaines de billots de bois dur – «buchés par nous» – tels que l’érable, le chêne et d’ostryer que les trois gars ont inoculés il y a trois ans et qui commencent à donner des champignons depuis l’an passé.


Photo: Patrice Didier

« La Table fermière de la Brasserie Dunham est un client, tout comme le restaurant L’Archipel, à Cowanville, énumère Gabriel. Nous développons des marchés à Bromont et à Granby, et nous avons participé à la Foire Bio Paysanne de Frelighsburg l’été dernier. »


Photo: Patrice Didier

En plus de développer des nouveaux marchés, les gars de La Pinède travaillent à des tests avec d’autres variétés de champignons, tels que l’hydne hérisson, et pensent à un projet d’expansion intérieur. À suivre…

 

ferme1194.com

champignonslapinede.com

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Geneviève Vézina-Montplaisir

https://cariboumag.com

Journaliste depuis plus d’une décennie, Geneviève Vézina-Montplaisir a orienté sa pratique vers la gastronomie. Témoin de l’effervescence de la scène culinaire québécoise des dernières années, Geneviève a eu envie de traiter de ses enjeux dans un média différent, en cofondant le magazine Caribou en 2014.

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